(publié le 26 mars 2017)Cambodge plages iles

 

     Toujours en recherche des meilleures expériences pour mes lecteurs (et uniquement pour eux car je ne fais évidemment pas ça de gaieté de coeur), j'ai testé pour vous les plages et les îles du Cambodge.
Novembre est propice aux séjours balnéaires dans ce pays car la saison des pluies se fait discrète et la haute saison touristique n'a pas encore débuté.


 

 


 

     Depuis Sihanoukville, Koh Rong Sanloem est une île facilement accessible en 1h de ferry (10$ AR, mais peut être plus cher en haute saison). Le bateau vous débarque sur une grande anse. À marée haute cette plage est très étroite. Finalement elle est plus belle quand la mer s'éloigne un peu. Quoiqu'il en soit ceux qui ont vu de très belles plages sous les tropiques seront peut être un peu déçus. L'eau est très mouvementée, pas turquoise. Les resorts qui la bordent consistent essentiellement en une succession de bungalows qui vont du pas très luxe au moyen luxe. Ils sont suffisamment entourés de végétation pour ne pas agresser l'oeil. En parcourant les guides on lit souvent que les plages cambodgiennes ne laissent pas de souvenirs impérissables et il faut bien reconnaitre qu'en ce qui concerne Kho Rong Sanloem ils ne se sont pas vraiment trompés. Et ce dont je me souviendrai avant tout, ce sont tous les détritus venus de la mer au cours de la nuit que les employés des hôtels se depêchent de cacher avant que les touristes se lèvent.

Si vous êtes tentés, sachez qu'il y a 3 choses à faire ici en journée : bronzer sous un soleil qui tape dur, se baigner dans une eau dont on peut douter qu'elle soit classée "pavillon bleu" (quel est le parcours des eaux usées des hôtels ?), picoler sous les paillotes.
En soirée vous vous contenterez de boire.


     De retour à Sihanoukville, j'ai testé une des plages de la ville. Otres beach est excentrée, et plus calme que certaines autres. Sihanoukville est LA station balnéaire du pays et à ce titre elle reçoit énormément de touristes locaux qui fréquentent semble-t-il des plages plus proches du centre. On se rend vite compte qu'Otres beach est la plage des étrangers.
Otres beach est un fin ruban de sable qui s'étend sur plusieurs kms et qui fait face au soleil couchant. La mer y est calme. À Otres les terrasses des bars, les transats et les fauteuils débordent tant sur la plage qu'on a du mal à poser sa serviette sur le sable. Le mieux est de prendre un verre, d'occuper une place à une de ces terrasses et d'aller vous baigner quand bon vous semble. Les seuls cambodgiens qu'on croise dans le secteur sont les serveurs, les chauffeurs de tuk-tuks, les masseuses et les vendeuses de babioles qui défilent devant vous. C'est clairement pas ici qu'il faut chercher de l'authentique. Ici on trouve du calme, de la chaleur, une mer agréable, tout un tas de logements qui vont du très rustique au luxe, une pléiade de bars/restos qui visent le portefeuille occidental, 2 gargottes cambodgiennes qui proposent de la nourriture locale à prix correct, et des agences de bus qui vous proposent de quitter tourist-land.

Moi ça m'a convenu 2 jours, c'est le genre d'endroits où je tourne rapidement en rond. Je suis donc vite entré dans une agence. Avant de partir j'ai quand même un peu marché (vers le sud-est). Très vite la plage devient déserte on peut donc éviter la concentration de touristes. Plus loin encore (1/2h de marche) il y a Otres 2, c'est à dire la même chose qu'à Otres 1 mais en légèrement plus luxe et en moins fréquenté.
Pour finir sur une note positive, soyez sûr que la baignade est très agréable tout au long de la plage, même si, ici aussi, on est en droit de se poser des questions sur les résultats des analyses bacteriologiques de l'eau (qui de toute façon n'existent pas).

     J'ai enfin tenté de rejoindre une autre île, Koh Kong,Koh Kong située à l'extrême sud-ouest du pays, donc toute proche de la frontière thaïe. Koh Kong est piégeuse car elle porte le même nom que la petite ville qui lui fait presque face mais située quant à elle sur le continent (comme si l'île de Ré s'appelait La Rochelle, c'est con-con). Koh Kong (la ville) est la porte de passage obligée pour rejoindre Koh Kong (l'île). Je m'y suis donc arrêté (dans la ville) et j'y ai aimé l'ambiance, la faible fréquentation touristique, et par conséquence le peu de concessions faites aux occidentaux: ici c'est le Cambodge. Si Koh Kong était autrefois une caricature de ville frontière, avec ses trafics, ses bars louches et ses prostituées, elle est aujourd'hui une ville tranquille située sur un estuaire. Les chalutiers et les crabiers (on dit ça ?) visibles au port alimentent en produits de la mer le marché qui grouille de monde en fin de journée.

 

     On peut excursionner au départ de la ville. C'est en scooter de location (5$/24h) que j'ai rejoint les chutes d'eau de Tataï. Du parking il reste tout au plus 200m à marcher sur un sentier qui coupe à travers la forêt. J'avoue que j'angoisse un peu sur ce genre de terrain depuis que je me suis trouvé nez à nez avec un serpent genre cobra, dressé devant moi, lors d'une précédente balade.
Les cascades valent autant pour cette jungle environnante, très belle, que par les chutes elles mêmes où on peut se baigner.
J'ai ensuite rejoint une plage proche de Koh Kong, mais de l'autre côté de l'estuaire. Celle-là je vous la déconseille carrément. D'une part elle n'est pas sublime mais surtout elle est juste degueulasse, y'a pas d'autres mots. Le spectacle est désolant de poubelles, bouteilles, plastiques en tout genre et j'en passe qui jonchent le sable alors que des bouis bouis proposent la location d'espaces à pique-nique. Ça met en colère contre cette population qui jamais ne se soucie de son environnement et s'en moque même éperdument.

 

     Au dernier jour de mon séjour cambodgien, je me suis joint à une excursion payante qui me promettait de rejoindre, enfin, l'île de Koh Kong. 2 grosses heures sont nécessaires pour l'atteindre en bateau. C'est un peu long et, à l'aller, le passage devant un port de pêche est le seul moment un peu intéressant. On arrive enfin sur une plage étroite, très correcte. L'eau est assez claire, la baignade agréable. Pendant que j'en profite les accompagnateurs du petit groupe (nous sommes 7 clients) préparent de délicieuses papillotes de baracuda au barbecue. Bref tout aurait été parfait si le sable, une fois de plus, n'avait été encombré de détritus divers et (a)variés. La gestion des déchets et l'éducation de la population à ce sujet sont clairement de gigantesques chantiers à entreprendre dans ce pays.
Au retour le bateau passe par une zone de mangrove qu'il est agréable de traverser, en partie en bateau et pour autre partie à pieds.

 

 

 

La zone de mangrove

 

 

 

Commentaires (7)

Thonthon
  • 1. Thonthon | 01/04/2017
En début du reportage , tu indiques qu' il n' y a que 3 choses à faire ? , comme tu n' as pas perdu ton bronzage de l' Antarctique , que tu es " zirou" sur cette eau peu limpide , j' en conclus que tu as passé un certain temps au comptoir ?
Emma
  • 2. Emma | 30/03/2017
Certes, y'a du boulot sur les plages! mais il m'est déjà arrivé en France sur nos littoraux (j'ai tout à coup un doute quand je l'écris ?! mais oui) du sud notamment, de savoir où j'allais poser mes fesses...

Les pluies torrentielles n'arrangent pas la physionomie des plages, et l'indifférence des patrons de restaurants et autres endroits de luxure de l'élite cambodgienne non plus j'imagine...

Crabier? pourquoi pas.. mais je pense que ça correspond plus à un animal qui se nourrit de crabes....(merci Miss Wikipedia ) mais c'est très actuel comme terme en ces temps politiques !

Mais la qualité du texte et des photos reflètent encore bien votre voyage et notre curiosité pour notre plus grand plaisir.
Et c'est le principal , non?
Coralie
  • 3. Coralie | 27/03/2017
Tiens, la conjugaison crabe et mangrove me rappelle ces minis crabes sprintant sur les sentiers, entre mer et mangrove (c'était ça ou le bruit du crabe écrasé sous les pieds).

Dans un autre registre, il me revient aussi ce souvenir de ne pas oser jeter un emballage de chewing gum dans la rue en Inde... faut de poubelle... alors que toute la ville en étant une....!

Ca viendra, ils vont apprendre; réaliser. Tard, mais peut-être pas trop.
Aurélie
Tes photos me rappellent les plages indonésiennes, notamment de Bali, bien loin des clichés paradisiaques... Les photos des cartes postales ont de toute évidence été cadrées sans les détritus. Affligeant...et quand je vois les gens jeter leurs ordures par la fenêtre de leurs voitures, cela me rend folle.
Didier
  • 5. Didier | 27/03/2017
Réponse @Krut:
Etant donné le prix de la main d'oeuvre il est effectivement possible qu'ils peignent leurs coquillages à la main .
J'ai fait pas mal d'expériences gustatives au cours de mes voyages mais j'avoue que j'ai souvent quelques réticences à tester les fruits de mer dans un pays où les conditions d'hygiène sont médiocres (au mieux). Donc non, je n'ai pas goûté ces coquillages.
Par contre quand tu iras au Cambodge il faut absolument que tu essaies le crabe de Kep: Génial !

Réponse @M. Prieur:
C'est sûr que ces pays d'Asie du sud-est ont d'autres priorités que l'écologie. Mais ça fait tout de même mal au coeur de voir certains sites si mal entretenus. Quant à Marcinelle, ce n'est pas Versailles, mais enfin le minimum de propreté est largement respecté.
Prieur (voisin de Coralie)
  • 6. Prieur (voisin de Coralie) | 27/03/2017
Merci encore pour ce beau reportage sans concessions mais réaliste? Encore quelques belles photos de coins pas "dégueulasses" du tout. Quant aux détritus, pas besoins d'aller aussi loin, Marcinelle n'en manque pas non plus. A bientôt pour le prochain reportage.
Krut
  • 7. Krut | 26/03/2017
Cool !
C'est quoi donc ces coquillages...
On dirait qu'ils sont peints à la main. Quand au contenu..??
Tu as pu goûter ?
Encore de bien belles photos !

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