(Publié le mardi 1er décembre 2015)Perou lima

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Arrivé à Lima très tôt, j'ai rejoint à pieds l'hôtel que j'avais repéré sur mon guide. J'aime ça quand la nuit (peu sûre dans ces pays) ne m'oblige pas à accélérer le pas. Ça me permet d'avoir une première approche des villes, dans des quartiers qu'on n'a à priori pas de raison de visiter.

Au cours de cette « balade » d'1h 20 j'ai traversé des quartiers bourgeois, d'autres beaucoup moins cossus, j'ai longé une autoroute pour arriver au plutôt chic quartier de Miraflorés. Bref, la diversité de quartiers qu'on trouve plus ou moins dans n'importe quelle grande ville.

Lima Plaza de armasL'employé de l'hôtel à qui j'ai demandé la direction d'un café pour y prendre mon petit déjeuner m'a d'abord indiqué un Starbucks. Boaaaaf, comment dire ? En 2ème choix il m'a proposé un McDo et c'est à ce moment que j'ai décidé de ne plus lui poser de question.

 

A Lima je n'ai pas vu beaucoup le soleil. Ne vous fiez pas aux photos le ciel m'a surtout proposé un gris uniforme, un ciel alsacien de novembre (mais plus chaud). Dans le centre, un quartier entier est consacré au marché. Là les rues sont piétonnes pour permettre aux dizaines de milliers de personnes de parcourir les centaines d'étals et boutiques sans risque. J'adore toujours autant ces ambiances où les marchands vous alpaguent pour vous vendre tout et n'importe quoi. Je n'ai vu aucun chinois dans le tout adjacent quartier chinois. Un peu plus loin la belle plaza de armas est elle aussi piétonne, pas très représentative de l'architecture globalement moche de la ville. Tout près de là, la circulation est nettement plus dense que n'import'où ailleurs au Pérou mais par chance les conducteurs y sont moins fans de leur klaxon (ou peut-être plus réprimés en cas d'abus). La police encadre les manifestations POUR « des salaires dignes » et plus loin CONTRE « la violence faite aux femmes ». Au final, j'ai apprécié déambuler dans ces quartiers parfois un peu cradocs mais bien vivants, peut-être parce que je m'attendais à nettement pire.

 

 

     On arrive chargé de ce qu'on a lu avant, lourd de préjugés. Le voyage permet d'esquisser sa propre vision. Et surtout ne pas se la forger, la preuve : Je pensais avoir vu Lima dans ces premières heures mais en explorant les quartiers sud j'en découvre un autre aspect, radicalement différent.

 

     Un très agréable malecon (promenade de bord de mer) qui longe des falaises; Lima Malecondes immeubles chics et modernes qui affichent de grandes baies vitrées donnant sur l'océan; des centres commerciaux et des rues qu'on croirait tout droit sorties d'une de nos villes occidentales ; des restos et terrasses à l'air branché où on paye 3 fois le prix. On croise ici des expatriées blondes au volant de leur rutilant 4x4, d'élégantes péruviennes montées sur talons aiguilles. On y trouve de vrais supermarchés, des magasins type Galeries Lafayette et, effectivement, des Mc Do-des Starbucks-des pizzas Hut, et toute la panoplie de franchises bien connues par chez nous. Lima se la joue capitale.

 

 

     Le centre de Lima possède au moins 2 visages très différents qui à la fois s'opposent et se complètent. Quito, capitale équatorienne, a beau afficher 3 étoiles dans les guides, je préférerais (et de loin) vivre à Lima, certes moins riche en intérêts touristiques mais à mon sens plus agréable, plus diverse, peut-être plus ouverte et, ça n'est pas un détail, moins polluée.


 

     C'est une ville qui m'a positivement étonné mais soyons clair, elle ne me semble en rien représentative du pays. Autrement dit, Lima c'est pas l'Pérou.

(Savez-vous, je me suis longuement demandé comment j'allais placer cette blague à 2 balles)

 

 

     Pour finir, une petite série de photos sur les vendeurs de rue. Voilà un truc qui manque vraiment par chez nous

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