(Publié le 10 Juillet 2017)Iran Teheran


      Téhéran n'est pas une capitale glamour. On ne s'y balade pas forcément avec grand plaisir. Il y fait assez chaud mais surtout la circulation automobile, le bruit et la pollution qui vont avec fatiguent vite. Le bazar est immense (il y aurait 10km d'allées) mais on n'y a pas retrouvé le charme de ceux d'Ispahan ou de Kashan par exemple. Les bâtiments qui bordent les rues datent probablement des années 70, qui ne sont pas les plus réputées niveau architecture.

 

 

     Sur les conseils d'une amie Franco-iranienne ( cliquez ici pour faire connaissance avec Sepanta que j'avais interviewé pendant notre séjour antarctique) nous avons poussé jusqu'au bout du bout du métro. Le quartier Tajrish est effectivement plus plaisant que le vieux centre. On est là au pied des montagnes dont les sommets sont encore enneigées et sur lesquelles on distingue les télésièges (oui, oui, il y a des stations de ski en banlieue proche de Téhéran). 2km plus loin, à Darban, une floppée de terrasses se disputent le meilleur emplacement sur les rives d'un torrent. Un endroit un peu trop formaté à notre goût, mais les jeunes teheranais n'ont probablement pas beaucoup de choix quant il s'agit de boire un coup entre amis dans la ville.

     Ce n'est évidemment pas par admiration du personnage que nous avons été à l'autre bout de la ville, au mausolée de l'imam Khomeini, plutôt par curiosité puisque l'ayatollah est partout à l'honneur. L'extérieur de l'édifice laisse perplexe: une architecture plutôt ratée à mon goût, des bâtiments qui abritent une espèce de centre commercial moche et qui cachent (et gâchent) la vue sur les coupoles et les minarets. L'intérieur (entrée gratuite) est par contre grandiose, et finalement fait plutôt penser à...une cathédrale !

Teheran, le mausolée

     Ce jour-là il y avait peu de monde, ce qui nous a permis de prendre des photos du tombeau, mais le jour anniversaire de la mort de l'ayatolah il semble que les fidèles défilent par dizaines de milliers.
     J'ai profité d'une dernière journée seul à Téhéran (Valérie, en femme soumise - et désormais voilée - est rentrée pour gagner en France l'argent que je dépense à l'étranger) pour errer dans la ville. Mes pas m'ont conduit au musée national d'Iran (un peu décevant), dans de jolis parcs où les familles pique-niquent et où quelques amoureux roucoulent sans se donner la main. Je me suis fait offrir un jus d'orange et une viennoiserie pour commémorer je ne sais quel jour saint. J'ai débouché sans trop savoir comment dans la rue où on ne vend que des luminaires, puis dans celle où on ne vend que des téléphones. Ont suivi la rue des parfumeurs, la rue des faire-parts (si si), la rue des pneus, facile à trouver car juste au dessus de la rue des roulements à billes (véridique).

 

     Et puis j'ai pris le bus et je suis parti vers les montagnes...

Commentaires (2)

Michel et Christine
  • 1. Michel et Christine | 16/08/2017
Bonjour Didier,
ça donne envie en effet, mais en tant que féministes (enfin autant qu'un homme du sud puisse l'être, comme dirait Guy Bedos) on va quand même attendre que la condition de la femme s'améliore encore.
pour compléter je te conseille l'expo de 66 photographes Iraniens a Arles jusqu'à la fin du mois
https://www.rencontres-arles.com/fr/expositions/view/172/iran-annee-38
bonne suite
ISABELLE
  • 2. ISABELLE | 12/08/2017
Bonjour, je viens de lire vos dernières nouvelles iraniennes! fascinant et toujours d'aussi belles photos! Toutefois, même si vous démystifier ce que l'Occident nous a inculqué au sujet de l'Iran: ce pays ne fait pas encore partie de mes priorités actuelles même si à priori cela semble vraiment valoir le coup sur certains lieux évoqués. Donc, à suivre... Bonne continuation dans vos pérégrinations que j'ai hâte de découvrir.

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