(Publié le 10 Juin 2017)Pologne wroclaw

 

     Je ne saurais pas dire pourquoi le nom de Poznan m'est familier (la ville ne possède pourtant pas d'équipe de rugby renommée...). Ça a en tout cas été une belle surprise d'autant que la route que nous avons suivi pour y arriver nous a paru particulièrement ennuyeuse (le pays est d'une platitude rarement égalée en Europe sur de telles distances)
 

 

 

     En ce dimanche ensoleillé la (belle) place centrale Poznande Poznan était particulièrement animée et accueillait un marché traditionnel où nous nous nous sommes laissés aller à goûter une brochette. Toute la population locale semblait attendre midi, heure à laquelle 2 chèvres (de bois ?) entament un rituel traditionnel et sympathique : elles​ "sortent" par une porte située au sommet de l'hôtel de ville et miment un petit combat, cornes contre cornes. Pendant ce temps un trompettiste - lui en chair et en os - joue quelques notes depuis le toit de l'édifice. Les "Ooooh" de la foule témoignent du sérieux qu'il faut porter à ce moment un tantinet kitsch.
À l'écart du centre la "palmeraie" est une succession de serres qui accueillent une multitude de plantes exotiques: un "jardin" où règne une atmosphère moite qui tranche avec l'extérieur.

 

     Quelques heures de voiture dans un paysage toujours aussi ennuyeux nous ont amenés à Wroclaw, en Silésie. Si la ville est importante (635.000 habitants) son centre-ville se parcourt facilement à pieds. Et quel joli centre ! WroclawLa place centrale (Rynek) est ceinturée de belles maisons d'époque et accueille en son centre la splendide ancienne mairie. Pour peu que la journée soit ensoleillée (c'est pas gagné) la place est très fréquentée et les terrasses bondées. En poussant un peu au delà, on arrive à l'église Ste Marie Madeleine et sa belle collection de pierres tombales. Le musée de l'architecture abrite quant à lui de beaux vitraux, plus ou moins anciens. C'est une ville où malgré le gris du ciel on se sent bien. On y a testé les "bars à lait" qui d'une part ne sont pas des bars et d'autre part  ne servent pas de lait. Ce sont des restaurants - type cafétaria - qui datent probablement de l'époque soviétique dans lesquels on vous sert une cuisine de cantine, mais finalement pas si mauvaise et en tout cas très bon marché. La référence au lait indique tout simplement qu'on y sert pas d'alcool.

     Avant de reprendre la route Thibaud et moi avons eu le temps d'approfondir nos premières impressions: les Polonais ne sont pas forcément des rigolos. Pour être plus exact ils semblent avoir été formatés pour tirer la gueule, en tout cas la grande majorité de ceux avec qui nous avons eu quelques contacts (serveurs dans les bars et restos, commerçants...).
Et puis nous avons filé vers le sud.

Commentaires (4)

Didier
  • 1. Didier | 13/06/2017
Réponse @Krut:
Ben, si seulement le tirage de gueule ne concernait que les serveurs des cafés. Mais non. C'est la population polonaise dans son ensemble qui aurait besoin de se dégripper les zygomatiques....

Réponse @Thonthon:
Je parle évidemment polonais. Espagnol et anglais. Je me mets bientôt au perse, au russe, au mongol, au chinois et au malaisien.
La grande classe non ?

Réponse @Martine:
Ma toute petite culture ne va pas jusque là. Mais au moins je l'aurais un peu étendue grâce à toi. Bises
Martine du Causse
  • 2. Martine du Causse | 11/06/2017
Super les façades colorées, j'adore !!!!
Poznam familier ? peut-être cela fait référence à une page de l'histoire 1945, épisode meurtrier Allemagne/Russie
Bonne continuation, à bientôt
Thonthon
  • 3. Thonthon | 10/06/2017
Merci de nous faire vivre un pays catholique méconnu et en plus tu parles ou comprends le polonais ?
Krut
  • 4. Krut | 10/06/2017
Les serveurs ont du être formés à Paris...

Dans le même genre par chez nous:
http://www.hodiho.fr/2010/01/lintegration-selon-groland.html

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