(Publié le 12 mars 2017)Cambodge kampong chhnang

 

     Kampong Chhnang (oui, avec 2 "h" consécutifs) se situe au bord d'une belle rivière venue du Tonlé Sap, le plus grand lac du pays. Ça justifie qu'elle possède un port. Kompong-Chhnang ne fait pas beaucoup d'efforts pour vous retenir, même que c'est pour ça qu'on y reste pas.
Mais si il y a un truc à faire ici, c'est aller sur le port et négocier le prix d'une barque pour partir à la découverte des villages flottants (j'ai obtenu la dite barque et sa capitaine pour 15$ (2 heures), et sans me vanter je pense que vous aurez du mal à faire mieux).


     C'est une excursion qui me restera.

La barque longe dans un premier temps des maisons qui prennent appui sur la rive, construites K chhnangsur pilotis. Puis, alors qu'on s'éloigne plus franchement de la ville, le premier village flottant apparaît. Je me suis rendu compte après coup que mes photos retranscrivent mal le décor et l'ambiance. Il faut imaginer des baraques, faites de pas grand chose mais malgré tout parfois coquettes, qui flottent sur la rivière, loin des berges et donc sans aucun lien avec la terre ferme, si ce n'est un système d'ancrage sur le fond qui leur permet de ne pas dériver. Il faut également imaginer une vie de village, avec notamment des commerces, et des échanges entre les habitants qui ne peuvent se faire qu'en barque (certaines motorisées d'autre pas), ou bien en se hélant d'une maison à l'autre.

 

 

     Je n'ose pas vous demander d'imaginer les conditions d'hygiène. La rivière est le centre de cette drôle de vie en communauté. C'est le lien entre tous, mais c'est aussi là qu'on lave son linge, c'est là qu'on fait pipi-caca, c'est là qu'on se baigne et qu'on se lave. C'est là qu'on pêche.

 

     Approcher cette communauté m'a beaucoupK chhnang ému. Je me suis dit qu'au fond, vivre ainsi ça n'est pas dans la nature des hommes, et que donc à un moment de leur histoire ces gens ou leurs ancêtres ont été rejetés par d'autres hommes. Et ont trouvé ce drôle de refuge. En tout cas je conçois mal qu'un groupe d'individus se mettre à vivre de la sorte sans y être contraint. Et bientôt, pour certains, vivre ainsi est devenu la norme.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

     En rentrant, alors que la petite dame qui dirigeait la barque avait remis son moteur en route (elle l'a intelligemment coupé lorsque nous naviguions au plus prés des maisons, merci madame), je me suis dit que les fleuves et les rivières d'Asie avaient quelque chose de différent, qu'on ne rencontre plus ni en Europe, ni en Amérique, ni même sur le Nil ou l'Amazone ; quelque chose qui touche à l'origine des hommes et qu'ailleurs on a oublié.

 

K chhnang

 

 

 

Commentaires (5)

Aurélie
Un récit qui retranscrit bien l'émotion de cette balade ! Merci pour le partage :-)
Didier
  • 2. Didier | 16/03/2017
Réponse @Thonthon

T'en fais pas. J'ai encore plus d'un tour dans mon sac pour faire durer les vacances sans atteindre l'âge canonique d'un retraité ;-)
Thonton
  • 3. Thonton | 14/03/2017
Toujours un agréable dépaysement .....Profite bien des quelques jours qui te restent ....:
Didier
  • 4. Didier | 13/03/2017
Réponse @Florence et sa troupe:
Ça me gène quand tu me dis que je suis magnifique ;-)
Florence and co
  • 5. Florence and co | 12/03/2017
Toujours magnifique ! Bises

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