(Publié le 19 Avril 2016)Carte Colombie-Bogota

 

 

 

     Avec une réputation tout de même peu flatteuse, la plupart d'entre vous mettrait sûrement la visite de Bogota en fin de liste de trucs à faire. C'est exactement ce que j'ai fait: Bogota est la dernière étape de mon séjour en Amérique latine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Dans la mesure où on n'attend rien de ce genre de visite, on ne peut pas dire qu'on est déçu. L'architecture est à oublier, les rues même lorsqu'elles sont piétonnes n'ont pas de charme, et certains quartiers sont interdits à la balade pour cause de dangerosité ("attaques fréquentes à l'arme blanche" prévient le guide Lonely Planet, mais aussi l'hôtel où je réside).

 

 

 

Musée de l'or     Étrangement les alentours du musée de l'or ne sont pas dangereux alors qu'il s'agit de la plus grande concentration de richesses de la ville (les malfrats sont bizarres, ils écument les quartiers pauvres). C'est un très beau musée (gratuit le dimanche) qui met bien en valeur des objets magnifiques. C'est décidé, quand ch'rai grand, ch'rai archéologue. Quel panard ce doit être quand on découvre de telles merveilles !

 

 

 

 

     Pas très loin de là, le musée Botero possède Bogota, musée Boterolui aussi une collection magnifique. Des Botero bien sûr (peintures et sculptures) mais aussi pas mal d’œuvres d'autres artistes parmi lesquels les plus connus des impressionnistes, ou encore Picasso, Giacometti, Klee, Ernst... Je précise que ce musée est gratuit tous les jours, ah si seulement les musées du monde pouvaient s'inspirer de cette belle résolution.


 

     Je me suis vraiment régalé lors de ces 2 visites. Mais rajoutez à ça une Bogota, place centralepromenade dans le quartier de la Candelaria (quelques maisons colorées, quelques bars sympas qui lorgnent vers la clientèle des étudiants), un petit stop sur la grande place piétonne de la ville et puis voilà, vous avez fait le tour des "incontournables" de la capitale colombienne, 9 millions d'habitants. Touristiquement parlant, on frôle la misère et bloguement parlant, qu'allais-je donc vous raconter ?

 

Heureusement, je suis plein de ressources...

 

 

     ...Toujours soucieux du plaisir que vous pouvez avoir à me lire, j'ai un peu chamboulé la chronologie de ce dernier article sud-américain. Et plutôt que de vous laisser sur une dernière destination urbaine et pas folichonne, j'ai choisi pour finir de vous emmener en bord de mer caraïbe, histoire de faire durer un peu l'évasion.

 

Plage près de Tolù

 

     Quelques jours avant les 22 heures de bus (!!) qui m'ont amené à Bogota, j'ai rejoint Tolù une petite ville balnéaire à proximité de Carthagène (seulement 3 heures de bus, de la rigolade). C'est un patelin dont vous n'avez jamais entendu parler mais qui est très couru des colombiens. J'imagine qu'ils viennent ici pour s'éloigner du tumulte des grandes villes, pour respirer l'air moins pollué et plus iodé de l'Atlantique, et pour profiter de plages pas vilaines. De la ville ce que je retiendrai c'est l'ambiance village et caraïbe à la fois. Il n'y a rien de spectaculaire ici mais déambuler sur le front de mer ou siroter un jus de mangue sur la place centrale en profitant de l'animation locale sont 2 activités pas stressantes et que j'ai largement éprouvées pendant 2 jours. Les plages sont à quelques minutes de bus. J'ai d'autant apprécié la baignade dans l'eau surchauffée que je savais mon retour en terres européennes très prochain.

     Mais pour vraiment profiter de la mer il faut se rendre sur les îles San Bernardo, au large de Tolù et accessibles en 2 heures de bateau tape-cul. Il s'agit d'un archipel d'une dizaine d'îles très petites, certaines pas habitées, d'autres un peu habitées et une dernière très très habitée. Celle-là c'est "Islote" dont on nous dit qu'elle afficherait la plus grande densité de population au monde pour une île (pour avoir atterri sur l'île principale des Maldives, j'en doute). Elle est en tout cas très étonnante puisque chaque mètre carré semble construit. Les habitants vivent de la pêche, boivent l'eau de pluie et profite de l'électricité quelques heures par jour. Bref, ce n'est pas encore la destination de rêve. Par chance l'île de Mucura est à quelques brasses Mucuraet cette fois-ci le sable blanc n'attend que vous (bronzette à éviter sous peine de jouer les homards le lendemain), l'eau turquoise est accueillante, une petite zone de mangrove est là tout près pour faire plus joli et fin du fin, une paillote face à ce décor vous sert une bière bien fraîche.

 

Ici on parle encore espagnol mais la Colombie semble bien loin et l'Amérique latine à l'autre bout du monde. Un bel endroit donc pour me préparer au départ.

 

 

 

 

 

     J'aime bien l'idée de vivre cette parenthèse nomade par chapitre. Après celui vécu à Madrid, voici donc que je clos, 229 jours de vadrouille plus tard, le chapitre consacré à l'Amérique latine. Il m'a permis de visiter le Nicaragua, l'Équateur, Le Pérou, la Bolivie, l'île de Pâques et la Colombie de septembre jusqu'à mi-avril.

 

     Je file dès demain vers la métropole, en espérant qu'enfants, famille et amis ont encore un vague souvenir de moi (faut-il qu'ils soient fidèles, les amis, je suis si peu présent !). Je ne vous assure pas qu'au cours des 3 semaines à venir le rythme de publication de mes articles sera autant soutenu. Je ferai de mon mieux, mais c'est sans remords que je donnerai la priorité aux retrouvailles avec mes proches.

 

La belle vie

 

     Dans moins d'1 mois je serai au Japon et là je n'aurai plus aucune excuse si je ne vous narre pas en long en large et en travers le nouveau chapitre consacré à l'Asie.

 

A très bientôt donc...