(Publié le 17 octobre 2014)

 

     Otavalo est une ville agréable. On s'y sent bien tout de suite.

        En premier lieu, on oublie ici l'air pollué de Quito probablement parce que les bus et camions sont interdits de cité, en tout cas de centre-ville. Aucun monument vraiment digne d'intérêt ici, mais une ambiance tout à fait originale. Le succès des productions artisanales de la région lui a donné sa richesse. Au marché artisanalCar si on vient ici c'est pour ça, l'artisanat, pour les dizaines de boutiques qui lui sont consacrées, et, surtout, pour le marché du samedi. Même que c'est la raison pour laquelle je suis arrivé un vendredi, c'est malin non ?

     Haut en couleur, c'est le terme qui va bien pour ce marché splendide qui occupe chaque fin de semaine une bonne partie du centre (mais quand même aussi toute la place centrale le reste de la semaine). Je ne saurais vous dire quels sont les articles qui proviennent réellement des productions locales. Par exemple, une discussion avec un négociant allemand rencontré à l'hôtel m'a appris qu'une rue entière est occupée par de l'artisanat... péruvien. Qu'importe, c'est gai, c'est coloré, c'est plein de monde qui marchande et pour ne rien gâcher des petits bouis-bouis s'installent à proximité et vous proposent du cochon, du poisson, bon sang que c'est bon, il devrait y avoir plus de samedis dans Otavalo. Et puis, puisqu'on parle ici d'artisanat indigène, les indigènes sont là, hommes et femmes dans leur tenue traditionnelle, longue queue de cheval pour tous, bébés porté dans le dos pour les plus ou moins jeunes mères, le visage cuivré de soleil.

 

    

 

     Moins couru, mais tout autant dépaysant, le marché aux bestiaux qui se tient le même jour vaut vraiment le détour. Si l'envie d'acheter une vache, un cochon ou une paire de poulet vous prend, c'est ici qu'il faut être.

 

     Et puis il y a l'immanquable marché alimentaire. Je le souligne parce que les guides en parlent peu alors qu'à mon sens c'est un des plus jolis que j'ai pu voir. Bon évidemment il n'est pas ISO-machin hein, et il y a forcément des progrès à faire en terme de propreté et d'hygiène. Mais les étals de fruits et légumes sont tellement beaux, les sacs de toutes sortes de graines ouverts, la viande les poissons, et puis les femmes dans leurs jolis costumes, Panama vissé sur la tête qui vous interpellent (mais non, merci madame, je suis sûr que je n'en veux pas, que pourrais-je bien faire d'1kg de cœur de bœuf dans ma chambre d'hôtel ?). Et enfin les inévitables petites cantines auxquelles je ne résiste pas. Et pourquoi résisterai-je ?: 1,75$ la soupe et le plat à suivre.

        Otavalo vit, et c'est pour ça qu'on l'aime.

    

 

     On vient à Otavalo pour son marché artisanal, on y découvre d'autres centres d'intérêts et quelques belles surprises nous attendent encore dans les alentours. Pour les fans des bébêtes qui volent et des rapaces en particuliers, j'ai photographié certains spécimens dans le « parc des condors », où on peut pour le même prix (4,75$) assister à un petit spectacle mettant en scène certains de ces animaux. Ça s'impose si vous êtes fan d'oiseaux. Sinon non.

 

    

 

     J'avoue que j'ai été plus emballé par une balade de 2 heures que j'ai faite sur la crête du volcan Cuicocha. Un lac au fond du cratère, 2 îlots qui en émergent , de belles falaises, bref, un décor unique.

Le cratère du Cuicocha

 

 

 

 

     Au retour, un crochet par la petite ville de Cotacachi ne coûte que le prix du bus, c'est à dire quasi-rien. Le terme croquignolet s'applique tout à fait à ce gros bourg. A priori on y va d'abord parce qu'on vous dit que c'est la capitale du cuir, avec plein de petits commerces dédiés à ça, ce qui est vrai. Mais en cheminant on découvre une ville très propre, quelques beaux édifices, et une espèce de douceur de vivre pas encore rencontrée ailleurs en Équateur. Le soleil enfin revenu le temps de ma visite n'est sûrement pas étranger à ce ressenti, mais faut reconnaître que la municipalité y a aussi mis du sien.

 

 

 

Retour à Otavalo. Je m'aperçois que l'hôtel dans lequel je réside est à vendre. l'hôtel de mes rêvesPropre et engageant,cité par tous les guides, situé dans une chouette petite ville très courue, et dans une région où plein de choses sont à découvrir : une affaire. Je discute avec la propriétaire – aaaaaah enfin mes cours d'espagnol servent vraiment à quelque chose – et en quelques minutes je fais baisser le prix de plus de 20% !!!!

 

Bon, il ne me reste plus qu'à trouver 450.000€.
Je vais enfin pouvoir compter mes amis...

 

 

 

 

 

Construire sur les flancs d'un volcan. Un concept équatorien...

 

 

 

 

 

La dame au marché

 

 

 

 

 

Otavalo 01

 

 

 

 

 

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