(Publié le 7 Février 2017)Laos vientiane

 

     J'attendais beaucoup de la visite de Vientiane, capitale du Laos. Mais finalement j'ai été assez déçu. La ville n'a rien conservé -ou pas grand chose- de son époque coloniale. Le fleuve Mékong a lui aussi perdu de la beauté qu'il possède plus en amont. S'il faut trouver du charme à Vientiane on le trouve avant tout dans le fait que son centre ville est peu encombré de voitures, tout petit, facile à découvrir à pieds. On peut ainsi passer d'un temple à un musée en quelques minutes sans même utiliser les vélos qu'on vous propose partout à la location.
 

 

 

 

     Bon, mais côté temple je n'ai rien eu d'exceptionnel à me mettre sous la dent.Vientiane Le Haw Pha Kaeo abrite une collection de Boudhas mais je suis peut être un peu lassé de Boudha, assis-debout-couché, bras ballants, bras en croix ou mains protectrices, on tourne un peu en rond. Le vat Si Muang pousse très loin le concept du kitch, ça pique un peu les yeux. J'ai touché le pompon avec un temple réputé (dont j'ai oublié le nom) car après plus d'1h30 de marche sous le cagnard je suis arrivé sur un site en réfection, avec les échafaudages qui vont bien, grrrrr. Du côté des musées, le musée national du Laos est vieillot et sa scénographie date d'un autre siècle. Mais toute la partie consacrée à la colonisation et aux guerres qui s'en sont suivies est très touchante, illustrée de nombreuses photos ou tableaux d'une époque peu glorieuse pour les occidentaux français et américains.

     Dans la continuité de cette visite, la COPE (coopérative orthotic & prosthetic enterprise) est à voir. Le musée décrit l'abomination que sont les armes qui ont été utilisées par les américains pour lutter contre les forces communistes de la région. En guest stars, les cluster bombs. La cluster bomb est une grosse bombe étudiée pour larguer elle même 680 bombinettes. Toutes ensembles elle "couvraient" la superficie de 3 terrains de foot. Au delà des dégâts causés au moment des largages, 30% de ces bombinettes n'ont pas explosé durant la guerre c'est à dire que le sol du Laos était couvert de 80 millions de ces engins en attente d'explosion à la fin de la guerre.
     Les gens de la campagne qui travaillent la terre et les enfants sont les plus touchés, ils sautent régulièrement dessus, encore aujourd'hui (1 victime/mois en moyenne). On estime que le pays sera débarrassé de ce fléau à la fin du siècle. À l'heure actuelle des bombes ont été détectées dans plus de 4000 zones et sont en attente de nettoyage. La COPE, comme son nom l'indique, permet aux victimes survivantes d'être équipées de prothèses. Une visite intéressante, gratuite (dons acceptés) et illustrée de petites vidéos faciles à comprendre même si on n'est pas anglophone.


 

 

 

     Les jours passent, il est temps de filer vers le sud Laos.