(Publié le 25 Juin 2017)Iran

 

      Nous avons atterri à l'aéroport Khomeiny. Ce nom là a une résonnance particulière pour les gens de ma génération et les plus anciens. Ça nous ramène loin en arrière (je vous parle d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connééééétreuuuu), à une époque où la France avait accueilli l'Imam banni de son pays avant qu'il devienne le père de la révolution.

 

Kashan      Les jeunes d'ici ne risquent pas de l'oublier, le fondateur de la République islamique d'Iran est partout: peint sur les murs, tagué, dessiné, affiché, son portrait figure sur chaque billet de banque, les rues sont à son nom, les avenues, les places et donc l'aéroport international de la capitale iranienne.

 

 

 

 


     Kashan à 3 heures de bus au sud de Téhéran à été notre première étape. Ici l'islam s'affiche  dans la rue sans compromis: Les femmes portent toutes, Kashansans exception, ce grand voile qui ne laisse apparaître que le visage: le tchador, noir. Les femmes touristes sont elles aussi tenues de se couvrir la tête, mais se contentent de porter un foulard, le hijab. Il faudra faire avec pendant près de 3 semaines.
La ville en elle même n'est pas particulièrement agréable mais on y trouve assez de sites intéressants pour y passer 1 jour ou 2. J'ai par exemple beaucoup aimé le bazar, longue rue couverte où on vous propose du tout et du n'importe quoi pourvu que ce soit kitch. Au détour des couloirs on tombe également sur des placettes magnifiques, ou bien de vieux bains publics abandonnés ou reconvertis en bar/resto.

 

 

     Dans la ville, les maisons anciennes ont été construites en pisé et nombre d'entre elles semblent tomber en ruines. Aussi c'est une chance que des "maisons traditionnelles", qui ressemblent plus à des petits palais, aient été préservées.

     Nous en avons visité 3, chacune très belle. Les bâtiments qui comportent souvent 1 étage sont agencés autour de grandes cours souvent agrémentées d'un bassin. Ce sont des lieux paisibles, qui dégagent une grande zénitude et qui me font penser... qu'on devait s'y ennuyer ferme. Très zen aussi, le hammam du sultan Mir Ahmad est de toute beauté.

     Très vite, on se rend compte que la population iranienne est d'une bienveillance incroyable envers les touristes. Partout on nous lance des "hello", on nous demande d'où nous sommes, et les visages s'illuminent instantanément dès qu'on prend le temps de répondre. Dans ces conditions Il est extrêmement facile de se faire aborder par un taxi qui vous propose un transfert jusqu'à votre prochaine étape.

     C'est Majid, taxi businessman et pote avec plein de monde qui nous a promené jusqu'à Ispahan. J'écris "promené" car des arrêts touristiques étaient programmés au long des 4 heures de route. Les jardins de Fin ont été notre premier stop. Un flop. Ils ont été généreusement Aux jardins de Finclassés au patrimoine mondial de l'humanité (entrée 200.000R). C'est certes un lieu agréable mais que nous avons surtout apprécié par les interactions que nous avons eu avec les visiteurs iraniens, et le petit jeu de selfies que les collégiennes nous réclament (pour être honnête, elles réclament surtout un selfie avec Valérie, les blondes ne courent pas les rues dans le coin).
     La seconde visite à été beaucoup plus intéressante. Le village d'Abyaneh est situé dans une région à la fois montagneuse et désertique, belle et hostile. Ce jour-là, férié en Iran, les visiteurs iraniens étaient nombreux mais il était tout de même plaisant de parcourir les ruelles bordées parfois de belles maisons en pisé. La petite bourgeoisie du pays, venue profiter de l'air plus frais à 2250 mètres d'altitude, nous aborde et nous questionne, il faut dire que les touristes occidentaux sont peu nombreux. Les jeunes filles se plaisent à porter le costume traditionnel de la région.

 

     Avant notre arrivée, le dernier stop à la mosquée de Natanz était quant à lui décevant. Peu importe nous étions aux portes d'Ispahan (Esfahan), capitale de la Perse antique, et qui semble aujourd'hui encore faire l'unanimité auprès des visiteurs...

 

 

Sur la route d'Ispahan

Commentaires (3)

Krut
  • 1. Krut | 02/07/2017
Ca donne trop envie !!
C'est inscrit pour les tout prochains
Didier
  • 2. Didier | 27/06/2017
Réponse @Val:
Salut Val !
L'Iran vient à son tour d'être frappé par le terrorisme, effectivement. Si on s'en tient à un décompte purement mathématique ça en fait encore une destination plus sécure que la France, que le Royaume Uni, que les Etats-unis,...et que quelques dizaines d'autres.
Quant à l'insécurité "quotidienne", elle est clairement bien moins pesante que dans les pays pré-cités.
Donc oui (!), l'Iran est un pays qu'il FAUT visiter. Coup de cœur garanti, ne te mets pas de frein.
Val
  • 3. Val | 27/06/2017
ben ça a l'air très chouette. Je vais peut-être quand même céder à la pression et y faire un tour !!! Hâte de lire la suite. Bises à tous les 2....

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